Relato de Bruno Sroka

15 04 2008

Sobre a travessia do cabo Horn.

Il en rêvait, il l’a fait. Mercredi dernier, le Brestois Bruno Sroka, âgé de 31 ans, est devenu le premier homme à franchir le cap Horn en kitesurf. Et ce ne fut pas que du plaisir…

Racontez-nous votre passage du « cap dur » ?
 Franchement, c’était difficile. Lors de ma première tentative, le vent est passé de 15 nœuds à 35 nœuds en trois minutes. Je ne sais même pas d’où venait ce vent-là. C’était impressionnant. Néanmoins, après quatre tentatives, j’ai réussi à passer le cap Horn. Puis, le vent a disparu. J’ai dû renoncer et revenir au bateau-accompagnateur. Ensuite, on s’est mis à l’abri pendant une journée car le vent soufflait à 60 nœuds (110 km/h). Mercredi, j’ai décidé d’y retourner pour aller au bout de mon défi, à savoir rallier le Pacifique et l’Atlantique, via le Horn.

Les conditions étaient-elles meilleures ?

Pas vraiment. Il y avait 4 à 5 m de creux, le vent n’était pas bien orienté. Pire, j’ai eu de la grêle, de la neige, de la pluie. Sur l’eau, c’était très physique et stressant. J’étais dans un champ de mines. À cause des courants, le ressac est impressionnant à l’approche du cap Horn.

Après le passage du rocher, le vent est monté à 35-38 nœuds et a changé de direction. Je me suis retrouvé avec un vent de face pendant 100 km. Là, je suis fatigué. J’ai perdu 2 kg, j’ai des courbatures partout.

Que retenez-vous de ce passage dont vous rêviez depuis des années ? Que le c ap Horn se mérite, qu’il s’apprivoise aussi. De ce passage, je retiens de la souffrance car je suis resté sur l’eau pendant 8 h 50 dans des conditions vraiment difficiles, mais aussi un rapport très fort à la nature qui m’entourait.

Le cap Horn était-il à la hauteur de vos espérances ?

Le cap Horn est en endroit impossible à calculer météorologiquement parlant. La Marine chilienne, qui m’accompagnait, m’a dit qu’ils étaient incapables de faire des prévisions au-delà de douze heures. Je comprends maintenant pourquoi ce cap est si mythique et j’imagine un peu les sensations qu’ont pu ressentir les 10.000 naufragés qui y ont laissé leur vie.

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